
crédits : Hamza Abouelouafa
artist statement
I employ image alteration processes in video installation works in which I explore the folds of memory—both intimate and geological—and question representations of reality. Drawing on techniques specific to video art from the 1970s to the 1990s, such as video feedback, circuit bending, and modular synthesis, I modulate the video signal generated by an electrical current to transform existing images. The use of these “obsolete” technologies makes it possible to achieve an organic, living image quality that cannot be created digitally. Through an approach akin to media archaeology, I combine archival footage with synthesized imagery.
My research, guided by exchanges with researchers, personal experiences, and collective considerations, takes shape in a variety of artistic forms aimed at making visible what has disappeared and fostering a state of listening and attentiveness toward these traces. Inhabited by the subversive potential of softness, my films, installations, sculptures, prints, and performances deploy dispositifs centered on comfort, slowness, and rest, transforming physical or virtual space into an environment conducive to introspection. My work stands in opposition to the race for technological innovation and planned obsolescence, instead embracing a degrowth-oriented logic that draws on the creative and experimental potential offered by analog technologies.
bio
charline dally lives and works in Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal. A graduate of Le Fresnoy – Studio national des arts contemporains (FR), their practice explores analogue video signals generated by electric currents to transform personal and scientific archival images. Working with video, installation, sculpture, print and audiovisual performance, Dally explores water both as a vital source of life and as a means of repair. Their work have been presented at the Musée d’Art de Joliette, Museum of Contemporary Art (Toronto) and the PHI Foundation (Montréal), as well as at Images Festival (Toronto), CTM Festival (Berlin), Festival du Nouveau Cinéma (Montréal), and Ann Arbor Film Festival (MI). Recent solo exhibitions include Chapelle XIV, Paris (dreamachine, 2026), Diagonale, Montréal (this womb of things to be, 2024), and Caravansérail, Rimouski (blue vessel, 2025). In 2025, the Musée d’art contemporain de Montréal invited them to create a new audiovisual performance with their duo, le désert mauve. Their films are part of the Vtape and Vidéographe collections.
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démarche
J’emploie des processus d’altération de l’image dans des œuvres vidéo installatives où j’explore les replis de la mémoire – tant intime que géologique – et interroge les représentations du réel. À partir de procédés propres à l’art vidéo des années 1970 à 1990, comme la rétroaction vidéo, le circuit-bending et la synthèse modulaire, je module le signal vidéo issu d’un courant électrique pour transformer des images existantes. L’utilisation de ces technologies « obsolètes » permet d’obtenir une qualité d’image organique et vivante qu’il n’est pas possible de créer avec le numérique. À travers une approche qui s’apparente à une archéologie des médias, je combine des images d’archives et des images de synthèse.
Mes recherches, guidées par des échanges avec des chercheur⸱euse⸱s, par mes expériences personnelles, et par des considérations collectives, s’incarnent en diverses formes artistiques destinées à rendre visible des traces disparues et à favoriser un état d’écoute et d’attention envers celles-ci. Habités par le potentiel subversif de la douceur, mes films, installations, sculptures, impressions et performances déploient des dispositifs axés sur le confort, le ralentissement et le repos, transformant l’espace physique ou virtuel en un lieu propice à l’introspection. Mes œuvres se positionnent à l’encontre de la course à l’innovation technologique et de l’obsolescence programmée pour déployer une logique de la décroissance faisant appel au potentiel de création et d’expérimentation offert par des technologies analogiques.
bio
charline dally vit et travaille à Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal. Diplômé·e du Fresnoy – Studio national des arts contemporains (FR), sa pratique explore les signaux vidéo analogiques générés par des courants électriques afin de transformer des images d’archives personnelles et scientifiques. Travaillant avec la vidéo, l’installation, la sculpture, l’impression et la performance audiovisuelle, Dally explore l’eau à la fois comme source vitale de vie et comme moyen de réparation. Son travail a été présenté au Musée d’art de Joliette, au Museum of Contemporary Art (Toronto) et à la Fondation PHI (Montréal), ainsi qu’aux festivals Images (Toronto), CTM (Berlin), Festival du Nouveau Cinéma (Montréal) et Ann Arbor Film Festival (MI). Parmi ses expositions personnelles récentes figurent Chapelle XIV, Paris (dreamachine, 2026), Diagonale, Montréal (this womb of things to be, 2024) et Caravansérail, Rimouski (blue vessel, 2025). En 2025, le Musée d’art contemporain de Montréal l’a invité·e à créer une nouvelle performance audiovisuelle avec son duo, le désert mauve. Ses films font partie des collections de Vtape et de Vidéographe.